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Telle Mère, telle Fille !

BismiLahi ar Rahmani ar Rahîmi... Dans la catégorie de l'éloquence chacun des Mahsoumim est un champion, champion que nul ne peut surpasser. Telles furent sainte Fatima, Meilleure Femme pour tous les temps et sa sainte Fille : Zaynab. Le discours de sainte Zaynab, fille de sainte Fatima et de 'Ali ('a. s) est aussi fort que le discours de révolte dit de "Fadak" que fit Fatima aux deux usurpateurs, aux deux jibt et taghout : Abou Bakr et Omar al Khattab. Voici le discours traduit en français, de Dame Zaynab, la martyre de Kerbala : 

BismiLahi ar Rahmani ar Rahîmi... Dans la catégorie de l'éloquence chacun des Mahsoumim est un champion, champion que nul ne peut surpasser. Telles furent sainte Fatima, Meilleure Femme pour tous les temps et sa sainte Fille : Zaynab. Le discours de sainte Zaynab, fille de sainte Fatima et de 'Ali ('a. s) est aussi fort que le discours de révolte dit de "Fadak" que fit Fatima aux deux usurpateurs, aux deux jibt et taghout : Abou Bakr et Omar al Khattab. Voici le discours traduit en français, de Dame Zaynab, la martyre de Kerbala : 

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  • Discours de la Dame Zainab Bint Ali dans le palais de Yazid à Damas:
  •  
  • Ô peuple de Kufa, ô peuple de la duperie et de la
    trahison, vous vous lamentez pour nous ! Que
    jamais ne tarissent vos larmes, que jamais
    vos supplications ne se taisent. Vous êtes
    semblables à celle qui défait le fil de son fuseau
    après l'avoir solidement tordu. Vous avez cru
    au Saint Prophète (saww) mais vous avez,
    vous-même, trahi votre engagement. Car, vous
    considérez vos serments comme un sujet
    d’injure entre vous. Il n’y a parmi vous que
    des courtisans, vaniteux, vicieux,
    orgueilleux
    et cruels. En réalité, vos agissements
    ne relèvent
    que de la flatterie de servantes à ses
    maîtresses
    et vous médisez en cachette comme
    des ennemis.
    Vous êtes telle une végétation
    sur un marécage,
    une prairie sur un fumier, un ornement
    d’argent
    sur un tombeau. Vos paroles sont pleines
    d’éclats
    mais vos actes sont détestables. Le mal
    que vous
    avez commis causera votre perdition
    et certainement
    le courroux d’Allah s’abattra sur vous
    et vous
    demeurerez éternellement dans le châtiment. 
    Vous pleurez alors que vous avez décimé
    de vos
    propres mains nos bien-aimés.
    Pourquoi donc
    gémissez-vous ? Par Allah, vous
    devriez pleurer
    abondamment et rire peu. Par ce
    crime et votre
    trahison vous ne récolterez
    que disgrâce
    et discrédit.
    Jamais vous ne vous débarrasserez
    de
    cette souillure.
    Jamais vous ne parviendrez à laver
    cet affront :
    celui de l’assassinat du fils du Sceau
    des Prophètes (saw),
    le chef de la jeunesse du paradis,
    le refuge
    des meilleurs d’entre vous, l’espoir
    de ceux
    qui vivent dans l’oppression, le phare
    des preuves d’Allah
    et le guide de la Sunna. Qu’Allah
    vous châtie pour
    votre horrible méfait.
    Désormais vos efforts seront vains,
    vos mains
    vont se flétrir, vos transactions
    vous conduiront
    à votre chute. Vous encourez la
    punition d’Allah
    et vous serez très certainement
    condamnés à la
    disgrâce et à l’humiliation.
    Ô peuple de Kufa ! Soyez maudits !
    Savez-vous
    quel être chéri par le Prophète vous
    avez mis à mort
    et les voiles de quelles femmes vous avez
    offensés ?
    Savez-vous le sang de qui vous avez
    répandu
    et quel
    tabou vous avez transgressé ?
    La gravité
    de votre péché
    pourrait fendre les cieux, diviser
    la terre
    et réduire
    en poussière les montagnes. Vous
    avez
    commis
    un acte innommable. Il ne serait point
    étonnant de
    voir se déverser sur vous une pluie
    de sang et
    votre rétribution sera une torture encore
    plus terrible.
    Personne ne trouvera assistance et
    méfiez-vous,
    Il n’y a ni répit ni sursis. Dieu ne
    se presse
    pas pour
    punir et Allah ne craint pas la vengeance.
    En vérité,
    votre Seigneur est à l’affût. »
    L’Imam Sajjad (as) dit alors : « Ô ma tante !
    Soyez patiente.
    Ceux qui demeurent doivent apprendre de
    ceux qui les ont
    précédés. Par la grâce d’Allah vous êtes instruite
    sans avoir
    été enseignée. Les larmes et le chagrin ne
    ramèneront pas
    ceux qui ne sont plus de ce monde. »
    Après cela, Imam Sajjad (as) tenta de s’adresser
    à la foule. Mais redoutant l’impact de l’éloquence
    de notre Imam (as), dans le but de perturber son
    discours, les militaires amenèrent les têtes des
    martyrs et les levèrent au-dessus de la foule.
    La population commença à pleurer et leurs cris
    résonnèrent dans l’air. La tête d’Imam Hussayn (as)
    précédait celle des autres et tous ceux qui la voyaient,
    furent en larme. Voyant la tête bénie de son père,
    Imam As-Sajjad (as) sanglota et interrompit son sermon.

     

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